L’écoconception consiste à questionner l’impact environnemental d’un service numérique dès les premières décisions du projet. Utilité des fonctionnalités, parcours, contenus, choix techniques ou hébergement : Les Éclaireurs vous accompagnent pour intégrer ces enjeux à votre démarche de conception et vous appuyer sur le RGESN.

Penser la sobriété numérique dès le début du projet

L’impact environnemental d’un site ou d’un service numérique ne dépend pas uniquement de son hébergement ou du poids de ses pages. Il résulte d’un ensemble de décisions prises tout au long du projet : fonctionnalités proposées, équipements nécessaires pour y accéder, volume de contenus, médias utilisés, architecture technique ou encore durée de vie du service.

Une refonte est donc l’occasion de se poser une première question essentielle : de quoi les utilisateurs ont-ils réellement besoin ?

Réduire les fonctionnalités peu utiles, simplifier les parcours, limiter la multiplication des contenus ou concevoir un service compatible avec des équipements plus anciens peut contribuer à réduire son impact tout en améliorant son efficacité.

C’est aussi ce qui rapproche fortement écoconception et conception centrée utilisateur : faire plus simple et plus utile peut bénéficier à la fois aux utilisateurs, aux équipes qui administrent le service et à son empreinte environnementale.

Le RGESN, un référentiel pour guider les choix du projet

Le [Référentiel général d’écoconception des services numériques (RGESN)] fournit un cadre permettant d’intégrer l’écoconception à toutes les étapes d’un service numérique.

Sa version actuelle comporte 78 critères répartis en neuf thématiques, depuis la stratégie et les spécifications jusqu’à l’UX/UI, aux contenus, au développement, à l’hébergement ou encore à l’algorithmie.

Il ne s’agit donc pas uniquement d’un référentiel destiné aux développeurs. Il concerne également les responsables de projet, AMOA, designers, équipes éditoriales et responsables techniques. Le site des Éclaireurs intègre d’ailleurs déjà le RGESN dans les questionnements abordés lors de l’accompagnement technique des projets.

Les principaux enjeux d’écoconception dans un projet numérique

Nous utilisons le RGESN comme une grille de questionnement permettant d’identifier les décisions qui auront le plus d’impact sur le futur service.

  • Questionner l’utilité du service et de ses fonctionnalités. Avant d’optimiser une fonctionnalité, il faut vérifier qu’elle répond à un besoin réel. Limiter les fonctions inutiles permet d’éviter de produire, maintenir et solliciter des ressources sans bénéfice pour l’utilisateur.
  • Simplifier les parcours utilisateurs. Des parcours plus directs limitent les interactions et les ressources mobilisées tout en facilitant l’accès au service. Le RGESN invite notamment à optimiser les parcours associés aux fonctionnalités principales.
  • Maîtriser les contenus et les médias. Images, vidéos, animations, documents et contenus dupliqués peuvent rapidement alourdir un service. Leur pertinence, leur format et leurs modalités de chargement doivent être anticipés dès la conception.
  • Éviter l’obsolescence prématurée. Le futur service doit pouvoir fonctionner sur un éventail suffisamment large d’équipements et ne pas contraindre inutilement les utilisateurs à disposer de matériels récents.
  • Faire des choix techniques proportionnés. Architecture, frameworks, services tiers et composants doivent être choisis au regard du besoin réel et de leur impact, en évitant une complexité technique disproportionnée.
  • Prendre en compte l’hébergement et la durée de vie. Les caractéristiques de l’hébergement, la maintenance du service et sa capacité à évoluer dans le temps participent également à la démarche d’écoconception.

Notre accompagnement AMO pour intégrer l’écoconception à votre projet

L’écoconception commence souvent par enlever plutôt que par optimiser.
L’écoconception commence souvent par enlever plutôt que par optimiser.

Avant de chercher à alléger une fonctionnalité, demandons-nous si elle est réellement utile aux utilisateurs.

Nous intégrons ces enjeux dès le cadrage afin qu’ils puissent influencer les véritables décisions du projet : périmètre fonctionnel, parcours, contenus, architecture et choix techniques.

Notre rôle est de faire du RGESN un outil d’aide à la décision plutôt qu’une contrainte ajoutée en fin de réalisation. Nous questionnons les besoins avec vos équipes, traduisons les orientations retenues dans le cahier des charges et veillons à leur prise en compte lors de la conception et du développement.

Cette démarche permet également de challenger les propositions des prestataires et d’arbitrer entre différentes solutions en tenant compte de leur utilité, de leur complexité et de leur pérennité.

À découvrir également :

Questionner les choix techniques du projet
Concevoir des parcours plus simples
Construire un design system durable
Intégrer l’écoconception au cahier des charges


Ils vous reste des questions ?

Nous avons les réponses.

Icon question

Le plus tôt possible. Les choix réalisés pendant le cadrage, la définition des fonctionnalités et la conception UX/UI peuvent avoir beaucoup plus d’impact que des optimisations techniques réalisées juste avant la mise en ligne.

Le RGESN peut donc servir de grille de questionnement dès l’expression du besoin, puis être repris pendant la conception et la réalisation.

Non. Son périmètre couvre différents types de services numériques : sites web, applications, logiciels, API, plateformes SaaS ou encore services utilisant des systèmes d’intelligence artificielle.

Non. Améliorer la performance et réduire le poids des pages peut participer à la démarche, mais l’écoconception est plus large.

Elle questionne également l’utilité des fonctionnalités, les parcours, la durée de vie du service, la compatibilité avec les équipements, les contenus, l’architecture ou l’hébergement.

La durée des audits est variable : il va dépendre du type d’audit (l’audit est statistique peut être livré plus rapidement qu’un audit concurrent par exemple) et du périmètre (Un audit concurrent avec 5 sites à analyser prendra forcément plus de temps qu’une étude de 2 ou 3 sites). Nous réalisons généralement ses audits en parallèle des ateliers proposés dans notre accompagnement. En moyenne, la phase d’analyse prend au minimum 1 semaine en temps de projet.

L’AMO permet d’intégrer ces enjeux aux décisions du projet et de créer un lien entre les objectifs environnementaux, les usages et les contraintes techniques.

Elle aide également à formaliser les attentes dans la consultation et à suivre leur prise en compte par les designers, développeurs et prestataires tout au long de la réalisation.

Vous préparez une refonte et souhaitez intégrer l’écoconception dès le départ ?

Nous pouvons vous aider à questionner le périmètre, les fonctionnalités et les choix techniques de votre projet, puis à intégrer les principes du RGESN tout au long de sa conception.