Rédigé le 20 janvier 2026 par Laurie Montazdans Blog
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À l’aube de 2026, et après avoir vu l’IA exploser en 2025, on est nombreux à se poser la question qui gratte : est-ce que je vais être remplacé par l’IA un jour ?

Et je m’inclus dedans : dans mon métier aussi, je me suis posé la question. On ne va pas se mentir, Chatinou (c’est le petit nom qu’on lui donne) peut rédiger votre cahier des charges. Mais sur quelle base ? Et surtout : comment allez-vous le nourrir ?

Le constat que j’ai fait en en discutant avec Matthieu Moreau hier, c’est que le projet de départ, celui qu’on nous présente en réunion de lancement (le fameux kick-off) n’est jamais celui qu’on expose ensuite dans le cahier des charges. Parce qu’un projet, ça se mûrit et ça se construit.

Et c’est justement là que la méthodologie qu’on propose prend tout son sens : elle ne sert pas seulement à produire des livrables d’aide à la décision. Elle suit surtout une logique de maturation.
Chaque phase nourrit la suivante. La pensée chemine. Le projet se dessine. Les zones floues deviennent des choix. Les intuitions deviennent des arbitrages.

Et puis il y a un autre ingrédient, essentiel à mes yeux : les moments humains.

Parce que oui, on n’est pas des machines. Et une des choses que j’adore dans mon métier, c’est rencontrer des gens, échanger, discuter, capter ce qui se joue dans une conversation, dans un regard, dans une hésitation.
Une mission de conseil, c’est d’abord une histoire de rencontre, d’échanges et de partage (et à ce moment-là, vous avez probablement la vision d’Otis qui arrive : « mais vous savez, moi je crois qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations… »).

De ces moments-là naît aussi la confiance : le fait que vous savez que vous pouvez vous appuyer sur notre expertise et notre expérience.

Et surtout : nous, on ne fait pas semblant de savoir. Contrairement à Chatinou qui peut vous affirmer quelque chose avec aplomb… alors qu’il vient littéralement de l’inventer.
Quand on ne sait pas (oui, ça arrive !) : on le dit, on se documente et on va interroger les bonnes personnes.

Dans une mission de conseil, notre rôle est multiple. On n’est pas là juste pour produire un cahier des charges, mais aussi pour écouter, pour comprendre vos besoins (ceux que vous exprimez… et aussi ceux qui sont sous-jacents), pour guider, aider à arbitrer. On cherche la meilleure manière de faire avec vos équipes, avec votre culture, avec le fonctionnement propre de votre entreprise.

Alors Chatinou ?
Oui, pour nous aider à formaliser tout ça : structurer, rédiger, mettre en forme, nous libérer du temps pour la matière grise.
Mais non, pas pour nous remplacer.

PS : on a demandé à Chatinou, et il valide l’analyse, même s’il a un peu tiqué quand on a dit qu’il pouvait mentir avec aplomb.