Vous êtes-vous déjà fait accompagner pour préparer et concevoir votre site AVANT son développement ? Avez-vous déjà entendu parler de l’AMO en digital? Peut-être avez-vous déjà un avis dessus ?
Lors des premiers contacts avec des potentiels clients, j’entends régulièrement les mêmes phrases : « l’AMO c’est trop cher », « qu’est-ce que ça va apporter en plus à mon projet ? » « C’est superflu, on va engager une agence web » …
Et souvent, des organisations font l’impasse dessus et se retrouvent avec un nouveau site tout beau, tout neuf. Mais celui-ci répond-il vraiment aux besoins de leurs utilisateurs ? Et dans quelle “douleur” le projet a-t-il été réalisé ?
Aujourd’hui, je vous parle de 6 idées reçues sur l’AMO. Sans langue de bois.
Je ne vais pas vous mentir, oui, l’AMO représente un coût. Mais un coût qui a son utilité.
Parce qu’un projet digital, ce n’est pas juste « faire un site », c’est se poser des questions : à qui va s’adresser le site ? Quels sont les besoins des utilisateurs et comment y répondre ?
Comment combiner l’idéal avec les enjeux et contraintes techniques, de budget et de planning, …
A ce jour, je n’ai encore jamais entendu un client me dire : « j’ai un budget illimité, on peut tout faire. » Par contre, j’ai déjà eu des clients avec un budget confortable qui me disent « il me le faut dans 2 mois. » Donc à part trouver une agence web avec des supers pouvoirs, sans surprise cela va être impossible…
Notre rôle en tant qu’AMO est de concevoir un projet digital dans un périmètre réaliste, avec un calendrier tenable, un budget cohérent et des arbitrages et priorisations assumés. Et point essentiel dans la démarche : le client a toutes les informations pour comprendre l’ensemble des éléments du projet.
Quand vous vous engagez avec une agence web, c’est généralement pour la réalisation du site. Les créneaux de conception et de développement (et donc les équipes) sont souvent planifiés en avance.
Si le projet prend du retard, les équipes ne sont plus disponibles (Et oui, les agences ne peuvent pas vivre qu’avec un seul client, vous n’êtes pas seul même si cela est difficile à entendre :)!) et votre date de mise en ligne ne fait que se repousser.
Lorsque vous êtes engagé avec une agence web, il n’y a pas de temps (ou très peu) pour se poser des questions. C’est ce qu’on fait avec l’AMO : on se pose des questions, et surtout les bonnes questions et on prend le temps de trouver des solutions, d’en discuter. C’est à ce moment également qu’on met sur la table les enjeux éco-conception et d’accessibilité qui sont à prendre en compte dès le départ. Ainsi les choix ne sont pas faits dans la contrainte, ni l’urgence et nos clients avancent plus sereinement lors de la phase de réalisation.
Oui, comme tout le monde peut reprendre une recette de cuisine… sans vérifier s’il a bien tous les ingrédients, les bons ustensiles (monter des blancs en neige avec une fourchette, c’est long…). Le cuisinier expérimenté, lui, va anticiper les étapes, jouer sur les ingrédients si jamais il en manque un (ou plusieurs), imaginer de nouvelles associations.
Les chefs de projet ont des qualités indéniables et savent piloter les projets. Mais savent-ils tous recueillir les besoins sans biais, faire exprimer les points de blocages, lire entre les lignes et garder une vision d’ensemble… Tout en restant neutre ?
Notre rôle en tant qu’AMO est justement d’avoir de la hauteur pour conserver la vision d’ensemble du projet, de sécuriser chaque phase : le recueil des besoins, les parcours utilisateurs, l’arborescence, la conception des maquettes éco-conçues, l’anticipation sur les contenus, …, jusqu’au cadrage technique, le RGAA (accessibilité), …et bien sûr la sécurité.
Deux projets au périmètre identique peuvent être très différents selon les équipes, la maturité, les contraintes, le contexte interne.
Nous sommes rompus à cet exercice et c’est ce qui fait notre force, car un cahier des charges, ce n’est pas juste un document « à remplir ». C’est un document qui se construit sur la base de tous les échanges qu’on a pu avoir avec le client en amont et qui permet au projet d’être compris, chiffré, et piloté.
Nos clients connaissent leur activité, bien sûr. Ils ont aussi une idée (plus ou moins précise) de leurs utilisateurs.
Mais, très souvent, ils ne savent pas exactement comment leurs utilisateurs se comportent sur le web, ni quelles questions poser pour le vérifier.
Et souvent les éléments exprimés sont fortement liés aux besoins imaginés du client, mais pas des réels besoins de l’utilisateur.
C’est à ce moment que nous intervenons et que nous sommes est en mesure de poser un cadrage en interrogeant les bonnes personnes, avec les bonnes questions et en ayant ce regard extérieur. Nous pouvons avoir un rôle de médiateur et d’aide à l’arbitrage pour prioriser les éléments en ayant remis les utilisateurs, le métier et la faisabilité au centre.
C’est une crainte légitime. Personne n’a envie d’un “intermédiaire” qui filtre, ralentit ou déforme.
Notre rôle au contraire, est de faciliter les échanges : en structurant la discussion avec des ateliers bien pensés et en favoriser la co-construction.
Nous ne sommes ni la direction, ni le prestataire qui défend naturellement l’option qui lui convient le mieux. Non, nous sommes un tiers neutre à qui les équipes peuvent se confier, sans biais et sans la pression de politique interne.
Au final, cela ne crée pas de distance, mais des retours plus concrets, plus vrais.
C’est souvent là qu’on se trompe : l’appel d’offre est une étape, mais ce n’est pas la ligne d’arrivée.
Notre rôle d’AMO est en effet précieux pour rédiger un dossier solide, pour comparer les offres (de manière neutre encore une fois) et d’éviter autant que possible que nos clients fassent un choix au doigt mouillé. (Même si, au final, le client a toujours le dernier mot).
Pour l’avoir vécu, une maquette qui fait un effet wahou sur nos clients sans avoir un socle technique solide ou une équipe technique suffisamment importante, ce sont des mois des retards sur la livraison du site (et des équipes épuisées en plus d’un budget dépassé).
Notre valeur continue après la sélection du prestataire. Nous accompagnons et conseillons à chaque étape de la réalisation jusqu’à la mise en ligne du projet.
Pour reprendre l’exemple avec la maquette wahou : nous avons particulièrement été attentifs à l’organisation du projet par le prestataire, à demander et ajuster les spécifications fonctionnelles pour s’assurer du respect des besoins exprimés lors de l’AO et cadrer la suite du projet. Nous avons été présents à toutes les étapes du projet, lever des points d’alerte et faciliter les échanges pour trouver des solutions.
En résumé, nous ne sommes pas là qu’a un « moment » du projet.
Notre rôle est de protéger le projet sur toute sa durée, surtout quand ça se complique. Et soyons honnêtes, ça se complique toujours un peu.
Pour conclure, engager une AMO, c’est payer un tiers neutre qui formalise vos besoins (et ceux de vos utilisateurs) dans un cadre clair, réaliste en regard des contraintes de budget, de planning et de technique.
Si vous hésitez, nous pouvons échanger sur votre contexte et vos enjeux, sans blabla.